Le Conseil de Mobilité est une instance de l’association Mouvable qui permet de diffuser et d’échanger sur les projets « transport » des autorités organisatrices de transports de l’agglomération bordelaise. Il rassemble les élus des commissions transports des trois collectivités (Conseil régional d’Aquitaine, Conseil général de la Gironde et Communauté urbaine de Bordeaux) et les acteurs « transport » de l’agglomération bordelaise.

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En 2015, trois rencontres sont inscrites à l'ordre du jour. La première a mis en questionnement la notion de la garantie du temps de parcours, la seconde portait sur l'aménagement des pôles d'échanges et la dernière rencontre interrogeait la place des cars dans le cocktail de la mobilité longue distance.

Conseil de mobilité du 24 novembre 2015
Synthèse en cours de préparation

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Conseil de mobilité du 17 septembre 2015
Synthèse en cours de préparation

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Conseil de mobilité du 14 avril 2015
Synthèse en cours de préparation

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En 2014, trois rencontres sont proposées. La première rencontre a abordé la question de la desserte des zones d'emploi et a permis d'interroger des Plan de déplacement-entreprise (PDE). La seconde rencontre a pour objet les modes doux dans les espaces périurbains. La dernière rencontre permettra de présenter la phase 2 de l'étude Principe d'interconnexion des réseaux de transport en commun de l'agglomération bordelaise.

Conseil de mobilité du 18 novembre 2014
Le Conseil de mobilité du 18 novembre 2014 a porté sur comment offrir une desserte structurante de l’espace périurbain.

Le périurbain est un espace où la croissance démographique est soutenue, les distances de déplacements élevées et une forte motorisation des ménages. Ce premier constat présente à lui seul les enjeux environnementaux et sociaux, notamment les émissions de gaz à effet de serre. 24% des français vivent dans le périurbain, soit une commune sur trois, 38% du territoire et 14% des emplois. A cet égard, il y a un besoin de dépasser la dualité urbain-périurbain. Et il est nécessaire de structurer cet espace pour le long terme. Différentes approches ont permis de développer une offre structurantes : en Allemagne, en Suisse, le développement du S-Bahn, une gouvernance fédérée autour de plus de coopération, une planification partagée. Le développement d’une offre de qualité repose sur la pertinence de chaque mode, en fonction de la distance à parcourir, et l’adaptation du concept « haut niveau de service » en fonction de la demande et de la capacité du système. Il est nécessaire de penser le système de mobilité comme un seul et même réseau à l’échelle d’une agglomération. L’intermodalité étant une composante de base qui permet de chercher les complémentarités et assurer la cohérence du bouquet de service offert. Le système repose sur une tarification unique pour en facilité l’usage.

Revenant sur les inflexions des politiques de transport à Bordeaux, Thierry Oblet a présenté trois grands tournants : le règne du « tout automobile » (1945-1976), du tramway « dépassé » au tramway « urbaniste » (1974-2008), et la Métropole des rails (2010- ?). Les enjeux actuels reposent sur une nouvelle offre de déplacement à l’échelle métropolitaine (maillage, desserte des « entrées métropolitaines » : gare St Jean et aéroport, usage périurbain des Ter, densification autour des gares). Le système de mobilité globale doit faire naître la ville « archipel » pour dépasser la banlieue généralisée via la formation de projets urbains en milieu rural pour luter contre l’étalement urbain. Cette nouvelle donne territoriale encrera le système de mobilité durable et une cohésion de peuplement à l’échelon métropolitain.

Enfin a été présenté la phase 2 de l’étude sur les principes d’interconnexion des réseaux de transport en commun de l’agglomération bordelaise.

 
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Programme du séminaire
Bibliographie indicative sur le thème de la mobilité périurbaine

Présentation de  Thierry Oblet – Sociologue – Université de Bordeaux
Offre de mobilité et conscience métropolitaine - les inflexions de la politique bordelaise des transports

Présentation de  Isabelle Treve-Thomas – chargée de projets Systèmes de transport - Direction Technique Territoires et Ville – Cerema
Développer un réseau structurant de transport en commun dans le périurbain : enjeux et perspectives

Présentation d'Antonio Gonzalez-Alvarez – Directeur – a-urba
Principe d’interconnexion des réseaux de transport de l’agglomération bordelaise (Phase 2*) Antonio Gonzalez-Alvarez – Directeur – a-urba

Conseil de mobilité du 23 septembre 2014
Le Conseil de mobilité du 23 septembre 2014 a porté sur la marche dans l’espace périurbain.

Les échanges ont été introduits par une réflexion théorique sur la marche. Le potentiel de marcheur est important. Les effets bénéfiques de la marche ne sont plus à démontrer sur le développement personnel, la santé, la sociabilité, les stratégies métropolitaines, les représentations et l’économie. Cependant que savons-nous vraiment de la marche et de ses effets ? Le marcheur est un individu qui analyse de façon consciente et surtout non-consciente les informations de l’espace. Cette charge d’information rend délicate les modélisations puisqu’il existe des interdépendances fortes entre les parcours et les sensibilités propres de chaque individu. A cet égard, l’espace du marcheur reflète différentes dimensions : le marcheur marche avec son corps et chacune de ses parties lui est  nécessaire pour marcher. Le pied pour avancer, le fessier  pour marquer une pause, assise ou debout, la main pour échanger, la tête pour réceptionner l’ensemble des informations visuelles, sensible et cognitives ainsi que tous les muscles et tendons qui aident à trouver la bonne position pour chaque situation (proprioception).

Le marcheur souvent contraint ou inventif, opportuniste ou improvisateur, se soucie peu des règles imposées. Il marche en fonction des circonstances, des séquences et de son adaptation cognitive et sensible au milieu. A cet égard les intervenants ont insisté sur la notion d’ambiance. La marche structure la personnalité. Elle forme au regard et éduque de façon implicite (voir tel paysage, telle construction, tel monument) ou explicite (apprendre à se connaître ou reconnaître et comparer). Les espaces traversés permettent de structurer la sensibilité et la culture, de développer l’imagination, les émotions (sentir le soleil sur son visage), de voir autrement, d’être surpris, de se faire plaisir, de développer son sens de l’esthétique. Ces perceptions constituent un ensemble de valeurs objectives quantifiables mais surtout subjectives qui définissent la « marchabilité » d’un espace. La marchabilité dépend de la qualité visuelle qui rend un lieu distinct et reconnaissable, la structuration spatiale facilement lisible, la relation en hauteur de bâtiment et largeur des voies (l’espace), l’échelle humaine qui détermine l’allure de la marche, la transparence vers la suite du cheminement, l’unité ou la disparité des lieux, la complexité et la richesse multi-sensorielle qui apaise l’environnement et enfin la propreté.

Enfin, un retour sur la recherche « Marche à suivre » a permis de présenter les expérimentations menées à Eysines et à Bordeaux. Les enjeux présentés étaient doubles : de montrer les possibilités de déplacements, de prendre connaissance, de faire connaitre, tout en proposant de découvrir, par de petites marches quotidiennes (au sein d’un quartier, ou au lieu d’une correspondance), un quartier peu traversé et peu connu (quartier du Vigean à Eysines).

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Conseil de mobilité du 30 avril 2014
Le Conseil de mobilité du 30 avril 2014 a porté sur les déplacements domiciles travail.
Les échanges ont débuté par une présentation de l'impact environnemental de ces trajets réguliers à destination des lieux d'emploi et d'étude.


En Aquitaine, par navetteur et par kilomètre, les déplacements du quotidien pour se rendre sur son lieu de travail ou d’études sont plus émissifs en CO² que dans l’ensemble des régions de provinces. Ce constat traduit une très forte utilisation de l’automobile et les difficultés croissantes que peuvent rencontrer les Aquitains pour rejoindre au quotidien leur lieu de travail ou d’études : éloignement, absence de choix de mode de transport et congestion de certains réseaux routiers. Ceci montre qu’il y a un besoin à développer des alternatives crédible à la voiture, c'est-à-dire des offres de transports en commun fiables (vitesse), confortable et selon le cas avec des correspondances bien aménagées. Bien que structurellement difficile, la desserte des zones d’emploi est l’un des principaux enjeux des politiques publiques de transport.

La présentation de différents plan de déplacements entreprises PDE a permis de mieux comprendre la complexité des réponse à apporter aux déplacements domicile-travail. Ces plans sont un ensemble de mesures visant à optimiser les déplacements liés aux activités professionnelles en favorisant l'usage des modes de transport alternatifs à la voiture individuelle. Leur mise en œuvre est encouragée par les autorités publiques, car il présente de nombreux avantages pour les entreprises, les salariés et la collectivité. Le PDE est un vrai projet d'entreprise.

Différents outils et mesures ont été présentés ou proposées : navette d’entreprise pour accompagner les salariés entre un terminus de bus et l’entreprise, l’importance des stationnements vélo et les aménagements cyclables, l’enclenchement de démarche suite à des contraintes d’accès, l’aménagements du derniers kilomètres, incitations à prendre les transports en commun par des abonnements groupés, contractualisation entre les employeurs, les salariés et les collectivités, stationnement hebdomadaire sur le lieu de travail et non au lieu de résidence…  Les enjeux résident aussi  sur les contraintes liées au stationnement, autre facteur lié à l’entreprise, qui favorise le report modal.

 Ces éléments démontrent que la réponse aux déplacements domicile-travail (ou étude) est un mix, un panel de solutions. Ce bouquet de services répond à la complexité des stratégies individuelles de mobilité qui ne répondent plus à des rythmes très structurés comme caricaturées au travers de l’expression bien connue « métro-boulot-dodo ».


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Programme du séminaire


Synthèse de l'étude Insee-DREAL Les émissions de CO2 liées aux déplacements : les longs trajets, en voiture, pénalisent l’Aquitaine


Présentation de l'étude Insee-DREAL Les émissions de CO2 liées aux déplacements : les longs trajets, en voiture, pénalisent l’Aquitaine

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En 2013, la séance du Conseil de mobilité a permis dune restitution de l'étude "principe d'interconnexion des réseaux de transports en commun de l'agglomération bordelaise" et une présentation dynamique du plan Modalis. 

Conseil de mobilité du 19 juin 2013
La synthèse de l'étude Principe d'interconnexion des réseaux de transport en commun de l'agglomération bordelaise (Mouvable - A'urba -  juin 2013) et les éléments en téléchargement (version intégrale et 8 pages de synthèse) sont disponibles dans la rubrique Etudes.

Le plan Modalis, démarche innovante présentant les offres structurante de transport présentes sur l'agglomération bordelaise est consultable en version interactive sur le site : www.planmodalis.fr

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En 2012, deux rencontres ont permis d'approfondir la notion de pôle d'échanges et de suivre l'évolution des réseaux au cours de l'année 2011.

Conseil de mobilité du 28 novembre 2012
Ce conseil de mobilité a permis de faire un nouvel examen de l’évolution des transports en commun de l’agglomération bordelaise. Les AOT ont présentés les résultats de leur réseau et ont mis en évidence la poursuite d’un usage toujours grandissant. Il a été remarqué que les croissances observées ont été plus soutenues qu’au niveau national. Ces rythmes, parfois à deux chiffres traduisent l’efficacité des transports en commun de l’agglomération bordelaise.


Paradoxalement, au-delà de ce fort usage des transports public, la congestion notamment routière de l’agglomération s’accentue. Les collectivités conscientes de cette difficulté ont mis en place des démarches innovantes au cours de l’année 2012. Le Grenelle des mobilités (CUB) et le Livre blanc des mobilités girondines (CG33) proposent de réfléchir aux déplacements en voiture et de faire émerger des alternatives audacieuses. Parmi ces réflexions émergent le renforcement des pôles d’échanges et à la nécessité d’un réseau structurant sur l’agglomération.

Les évolutions des tendances de la mobilité montrent nationalement que malgré un léger recul, la voiture reste le mode principal de déplacement des Français. Pour autant, les transports en commun ont connu une progression de plus 30% depuis le début des années 2000. La marche et les vélos, hier ringard retrouvent une crédibilité dans les villes. Les tendances montrent aussi que le rapport à la voiture a changé. Mais que ces changements se trouvent contrastés au niveau des territoires. Ce changement de rapport serait davantage un phénomène urbain qu’un phénomène périurbain ou rural.
 
Les travaux du CERTU montrent huit défis qui seront présents dans les années 2010 :
1/ inciter et accompagner le changement de comportements
2/ rationnaliser le développement des transports collectifs
3/ encourager la pratique des modes actifs
4/ intégrer le transport de marchandise aux politiques urbaines
5/ anticiper la place des évolutions technologiques dans la mobilité
6/ mieux maîtriser la localisation des lieux d’habitat et d’activités
7/ agir dans des conditions équitables pour tous
8/ satisfaire le besoin de mobilité de chacun.

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Programme du séminaire

Le nouveau réseau TransGironde

L'évolution de la mobilité en France au cours de la décennie des années 2000, les perspectives pour la décennie 2010 avec un focus particulier sur les transports collectifs - Martine Meunier-Chabert - CERTU

Le Ter Aquitaine confirme son attractivité

Conseil de mobilité du 23 octobre 2012
Les politiques visant à organiser les transports en commun et offrant une alternative aux déplacements en voiture favorisent l’émergence de pôles multimodaux. Ces pôles sont des points de convergence. Ils favorisent le maillage, l’offre et la vitesse des transports en commun. Ils permettent aussi de structurer l’armature urbaine. A partir d’exemples étrangers et extérieur à l’agglomération bordelaise, comment ces exemples peuvent-ils accompagner les réflexions locales ?

1 - Piste de réflexions sur les mobilités pour la révision du SCoT de l'agglomération bordelaise
Sylvia Labèque - Sysdau
2 - Pôle d'échanges petit ou moyen un espace complexe ?
Aurélie Delage - Institut d'urbanisme de Lyon

3 - un pôle d'échanges de taille moyenne : le pôle de Nantes Haluchère
Brice Gallais - Nantes Métropole

4 - Pôles d'échanges ferroviaires
Sophie Bellagarde - Conseil régional d'Aquitaine

5 - Un pôle d'échange périurbain : Saint-André-de-Cubzac
Laurence Pariès - Conseil général de la Gironde

6 - L'information multimodale du réseau Tbc
Marie-Pierre Gaïffas - Cub et Paul Chaperon - TBC

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L'information multimodale du réseau Tbc

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En 2011, quatre rencontres sont proposées. La première rencontre a abordé la question de l’offre de transport et l’appréhension des réseaux en partenariat avec le CERTU, représenté par Patricia Varnaison-Revolle, Chef du département déplacement durable. La seconde rencontre a traité de l'heure de pointe sur l'aire métropolitaine. Il a été organisé en partenariat avec le Sysdau. La troisième rencontre a présenté l'évolution des réseaux de l'agglomération au cours de l'année 2010.

Conseil de mobilité du 18 octobre 2011 à 14h

Ce conseil de mobilité a pour objectif de présenter l’évolution des réseaux de transport de l’agglomération bordelaise à travers l’année 2010 (tendances, faits marquants, évolutions…). Cette réunion s’inscrit dans la mission d’information de Mouvable. L’année 2010 est marquée par un retour au vert des indicateurs du secteur des transports après une année 2009 marquée par la crise économique mondiale. Au plan national l’année 2010 se caractérise par un essor des réseaux de province (+1,6% de fréquentation, +1,9% d’offre), et une stabilité de la fréquentation des Ter (-0,2%, lié aux grèves et aux intempéries).Cette situation est-elle comparable aux tendances nationales observées pour les réseaux présents dans le bordelais ou pouvons-nous observer des particularités locales ?


Ordre du jour:

1 - Eclairage sur l'année 2010 des transports au plan national
Jean-Baptiste Rozier - Mouvable

2 - L'année 2010 des réseaux de l'agglomération bordelaise
Ter Aquitaine - Régis Chanteau - Conseil régional d'Aquitaine et Florent Kunc - SNCF
TransGironde - Stephane Radondy - Conseil général de la Gironde
Tbc, 2010 un nouveau réseau de transport en commun - Marie-Pierre Gaïffas - Cub et Paul Chaperon - TBC
Zoom sur l'intermodalité en 2010

Les présentations ont été ponctuées de débat avec la salle.


Conseil de mobilité du 29 juin 2011 à 14h

Ce conseil de mobilité propose un état de l'heure de pointe sur l'aire métropolitaine bordelaise. Un premier temps est consacré à la caractérisation de l'heure de pointe à partir des données des enquêtes ménages-déplacements et à partir des données de comptages des routes gérées par la DIR Atlantique et par la Communauté urbaine de Bordeaux. L'heure de pointe : mythe ou réalité sur l'aire métropolitaine bordelaise ? Un deuxième temps est consacré à des pistes de réflexion à travers trois angles : l'optimisation et l'usage partagé des infrastructures, l'usage partagé de la voiture et enfin une réflexion pour augmenter l'attractivité des transports en commun.

Ordre du jour :

1 - L'heure de pointe, état des lieux et tendance (30 minutes)
Les déplacements pendant l'heure de pointe sur l'aire métropolitaine bordelaise - Jean-Christophe Chadanson - A'urba
Etat des lieux et tendances sur le réseau routier national au droit de l'agglomération - Eric Tanays - DIR Atlantique
Etat des lieux et tendances sur le réseau routier communautaire - Sébartien Dabadie - Cub

2 - L'optimisation et l'usage partagé des infrastructures (20 minutes)
Pistes de réflexion relatives au réseau routier national au droit de l'agglomération - Fabrice Marie - DIR Atlantique
Pistes de réflexion sur les voies réservée - Gérard Criqui - DREAL Aquitaine

3 - L'usage partagé de la voiture (10 minutes)
Pistes de réflexion sur le covoiturage et l'autopartage - Anne Legay - CETE du Sud-ouest

4- L'augmentation de l'attractivité des transports en commun
Pistes de réflexion à partir d'exemples étrangers - Antonio Gonlaez - A'urba

Les présentations ont été ponctuées de débat avec la salle.


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Les déplacements pendant l'heure de pointe - Jean-Christophe Chadanson - A'urba

Etat des lieux et tendances sur le réseau routier national au droit de l'agglomération - Eric Tanays - DIR Atlantique

Etat des lieux et tendances sur le réseau routier communautaire - Sébastien Dabadie - Cub

Pistes de réflexion relatives au réseau routier national au droit de l'agglomération - Fabrice Marie - DIR Atlantique

Pistes de réflexion sur les voies réservée - Gérard Criqui - DERAL Aquitaine

Pistes de réflexion sur le covoiturage et l'autopartage - Anne Legay - CETE du Sud-ouest

Pistes de réflexion à partir d'exemples étrangers - Antonio Gonzalez - A'urba

Conseil de mobilité du 10 mai 2011 à 10h
Ce conseil de mobilité s’articule autour de deux présentations d’étude. La première porte sur l’analyse des réseaux des grandes agglomérations françaises. Les résultats sont contrastés, mais riches d’enseignements. Quelles pistes d’actions possibles peuvent enrichir le débat bordelais ? La seconde étude est une approche sociologique sur les comportements. Elle nous interrogera sur l’opinion des Français sur la mobilité. Qu’est ce l’on peut apprendre en terme de sensibilisation de l’opinion ? Est-ce qu’il est possible d’en tirer des conclusions en termes de parts modales ? Quels enseignements pour développer l’attractivité des réseaux de l’agglomération bordelaise ?

Ordre du jour:

1 - Les transports collectifs urbains dans les agglomérations de plus de 250 000 habitants - CERTU
Présentation de l’étude par Patricia Varnaison-Revolle (30 minutes)
Témoignage des AOT de l'agglomération (20 minutes)
Débat (20 minutes)

2 - Et si les Français n’avaient plus seulement une voiture dans la tête ? - CERTU-EPFL-6T
Présentation de l’étude par Patricia Varnaison-Revolle (30 minutes)
Témoignage des AOT de l'agglomération (20 minutes)
Débat (20 minutes)

3 - Questions diverses et informations générales

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Etude CERTU Les transports collectifs urbains dans les agglomération de plus de 250 000 habitants


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En 2010, l’association « Mouvable » organise un ensemble de quatre séminaires portant sur des thèmes différents : le « facteur 4 » et l’après Kyoto; la planification urbaine et la mobilité; l’évolution des modes de vie et des pratiques de déplacements;  l’architecture des réseaux.

Séminaire 1: Facteur 4 et l'après Kyoto : mobilité durable et réduction des gaz à effet de serre de 20 % d'ici 2020, quelle ambition locale, quelles mesures ?13 avril 2010 - 14h - Cap Sciences - Bordeaux
Le premier séminaire « facteur 4 et l’après Kyoto » qui s’est déroulé le 13 avril 2010 a mis en évidence que les objectifs de réductions de gaz à effet de serre sont très ambitieux mais cependant atteignables, même si dans le contexte bordelais, ces objectifs seront plus difficiles à mettre en œuvre dans la mesure où l’attractivité de la Gironde se traduit par une croissance démographique importante. 

Cette croissance démographique est génératrice de trafics supplémentaires contributeurs d’émissions de gaz à effet de serre, ce qui ne permet pas de constater dans les enquêtes déplacements de baisse significative des circulations automobiles. 

Une réflexion doit être menée pour que soient intégrés dans les statistiques non seulement le nombre de déplacements effectués mais également les kilomètres parcourus. Le débat a également mis en évidence que le développement durable est à prendre en compte dans ses trois dimensions : sociale, économique et environnementale. Cette prise en compte environnementale dans les transports en commun souligne un changement du regard apporté à la mobilité et aux déplacements. 

Diverses interventions ont mis en avant certaines données fortes, dont le débat a souligné l’importance et qui ont été posées comme futurs axes de travail et de réflexion:

• Les déplacements de moins de 3 kilomètres représentent 70 % des déplacements et représentent 28 % des kilomètres parcourus. Reconquérir ces déplacements par des modes doux (marche, vélo), particulièrement en périphérie urbaine est un enjeu fort.

• Les déplacements radiaux (centre <-> périphérie) représentent 18 % des déplacement et 42 % des kilomètres parcourus. Quelle offre de mobilité doit être proposée (transports en commun, covoiturage…) pour répondre aux besoins ?

• Les déplacements périphériques (de périphérie à périphérie) représentent 12 % des déplacement et 30 % des kilomètres parcourus. Ils sont essentiellement effectués en voiture. Quelle forme d’organisation des transports en commun peut-elle permettre une baisse de l’usage de la voiture ? comment limiter le nombre de correspondances nécessaires ? comment améliorer le maillage et la complémentarité des réseaux ?

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Programme du séminaire
Actes du séminaire

Présentation de Patricia Varnaison-Revolle, Chef du Département Déplacement Durable, CERTU
Mobilité urbaine et émissions de gaz à effet de serre

Présentation de Pierre Baillet, Pôle Transports, CETE SO
Les effets de la mobilité sur les émissions de gaz à effet de serre

Présentation d'Etienne Lhomet, Directeur de la Mission Tramway, Communauté urbaine de Bordeaux
Le développement d'un réseau de transports collectifs et les émissions de gaz à effet de serre

Présentation de Jean-Christophe Chadanson, Directeur d'étude, A'urba.
L'état de la mobilité bordelaise en 2009, présentation des résultats de l'enquête ménages-déplacement 2009

Présentation de Caroline Martin, Chargée d'étude, A'urba
Introduction sur les leviers quantitatifs et les leviers de la mobilité par territoire

Présentation de Julien Cottin, Chargé de missions Plan Climat, Communauté urbaine de Bordeaux
Plan climat de la Communauté urbaine de Bordeaux

Présentation de Jean-Yves Boutet, Chargé de missions Plan Climat, Conseil général de la Gironde
Le plan climat-énergie girondin et la question des transports et de la planification urbaine

Présentation d'Alain Besançon, Chargé de missions transport - mobilité - ADEME Aquitaine
Des technologies au service de l'environnement


Séminaire 2 : Planification et mobilité, quelles articulations pour une ville durable dans les SCoT ? "
25 mai 2010 - 14h - Amphithéâtre Badinter - Conseil Général de la Gironde - Bordeaux
Le second séminaire « planification et mobilité » du 25 mai 2010 a confirmé que la ville concentre beaucoup de déplacements, or nombreux sont ceux qui pourraient être effectués par des modes doux. 

Le concept de « ville courtes distances » a été développé. Cette « ville courte distance » qui nécessite en particulier dans le péri-urbain, que soient réalisés des aménagements urbains favorables au vélo et à la marche à pied. C’est une exigence pour faire des villes des villes durables.

Le débat a également souligné que la contractualisation entre les acteurs est une des conditions de réussite. Cette contractualisation peut revêtir plusieurs formes : contrats d’axe, contrats de pôle, engagements réciproques… Elle permet de définir et partager les enjeux d’aménagement et ainsi de coordonner le développement des politiques transports avec par exemple la préservation des coulées vertes, l’aménagement des centres-bourgs, la production de logements, d’équipements et de services, le développement économique et commercial. 

Les échanges ont insisté sur la nécessité d’analyse et d’application globale et concertée de solutions diverses perçues dès lors non comme des solutions antagonistes ou concurrentielles mais comme des éléments complémentaires participants à une offre globale de la mobilité. L’accent a également été mis sur le rôle des gares et des arrêts sur les réseaux express dont l’aménagement permet de promouvoir un maillage du territoire par un réseau de villes et ainsi de contribuer à mettre fin au mitage urbain par le renforcement et l’affirmation de polarités. En ce sens la volonté d’accueillir sur la CUB une grande part de la croissance urbaine avec l’offre d’habitat diversifié correspondante est à regarder comme une opportunité pour permettre aux villes périphériques de mieux maîtriser leur développement.

Marc Baietto (Président de Grenoble Alpes Métropole) concluait ainsi qu’il faut surtout une convergence des outils de planification. Enfin il soulignait que la notion de contrat est un avantage car il permet le dialogue entre les élus ce qui constitue la richesse du débat politique.

Séminaire 3 : L'articulation des réseaux de transports, quels dispositifs d'intégration ? 
15 octobre 2010 - 14h - Salle des commissions réunies - Communauté urbaine de Bordeaux - Bordeaux

Le troisième séminaire « articulation des réseaux de transport : quels dispositifs d’intégration ? » du 15 octobre 2010 a confirmé que les réseaux de transport au sein d’une agglomération doivent se concevoir globalement, l’usager adaptant sa pratique à l’offre globale.

Les objectifs de l’intermodalité des réseaux de transport permettent d’offrir un ensemble de solutions sans distinction entre les modes pour permettre le trajet le plus avantageux au travers d’une organisation des flux dans l’espace et le temps.

Les systèmes d’information multimodales, la billettique et l’harmonisation tarifaire contribuent à cette fluidité entre réseaux et de simplification pour l’usager.

L’organisation de l’aménagement de l’espace doit se faire en étroite relation avec les réseaux de transport. Ils constituent une interaction forte et ces deux sujets ne peuvent être traités l’un sans l’autre, en parallèle des questions foncières et financières. Cette conjonction ne peut écarter la question du stationnement et du positionnement des parkings. Le positionnement des services proche des pôles de transports a un impact sur le fonctionnement urbain et le lien social.

La hiérarchisation des réseaux (réseau rapide et réseau de proximité) doit permettre la perméabilité des frontières institutionnelles. Les réseaux doivent être plus fluides (temps de transport, accessibilité) afin de proposer un schéma cohérent aux usagers. La question de l’affichage du réseau est ainsi soulevée, comment offrir une réponse claire et identifiable.

La réponse institutionnelle doit être un outil au service de projets. Elle doit s’adapter mais n’est pas un préalable à la réalisation de ces derniers.

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Programme du séminaire
Actes du séminaire

Présentation de Réginald Babin, responsable du pôle systèmes de transport, GART
Les enjeux de l'intermodalité

Présentation de Michel Rodet, directeur de la mission Territoire et intermodalité, SYTRAL
Présentation du contexte lyonnais relatif à l'intermodalité

Séminaire 4 : L'évolution des modes de vie et ses effets sur les pratiques de déplacements 
15 novembre 2010 - 14h - Salle du Conseil - Communauté urbaine de Bordeaux - Bordeaux
Le quatrième séminaire « Evolution des modes de vie et ses effets sur les pratiques de déplacement » du 15 novembre 2010 a montré l’importance du passage de la notion de transport à celle de mobilité.

La succession des temps qui rythmaient traditionnellement la journée se substitue de plus en plus à la notion du « vivre mobile » dans laquelle le temps de déplacement se vie dans une complexité de fonction. Le rythme de la ville, le rythme de vie doivent battre au diapason.

Le panel des pratiques de transport permet d’offrir une variation de solutions de mobilité à partir d’un seul mode. Ainsi la voiture permet, certes le transport privé, mais également le covoiturage, l’autopartage, la location, le taxi.

La marche est déclinée au travers des pédibus pour aller à l’école, de la marche santé, promenade, écoute,... Quant au vélo, les mobilités évoluent à travers le vélo ou les vélos personnels, la location de vélo, les vélos en libre service, vélibus…

Ces ensembles de pratiques possibles sont des outils pour les évolutions des politiques publiques qui se diversifient dans leur les offres de transports. Ces politiques encouragent l’usage de modes alternatifs et les transports en commun et dans le même temps elles nécessitent de contrarier la voiture (voies, stationnement…). Cette contrainte sur l’usage des voitures pose parfois la question de l’acceptabilité de mesures par les populations. Mais l’usager a besoin d’être guidé, accompagné dans son cheminement entre ces modes de mobilité qui doivent s’adapter à sa demande immédiate.

Ces nouvelles formes de mobilité atténuent la frontière entre les champs d’intervention de la puissance publique et l’initiative privée.
Le séminaire a également mit en avant l’importance du partage de l’espace dédié au transport afin de rendre attractif les transports en commun et les nouvelles formes de mobilité (site propre, voie dédiée…) qui doivent être simples et attractives. 

Le besoin de mieux comprendre les phénomènes est apparu à nouveau comme important (cf. séminaire 1), tout comme de parler le même langage. Ceci rend nécessaire de disposer d’outils statistiques et une coordination des données des réseaux.

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Programme du séminaire
Actes du séminaire

Présentation de Georges Amar, Directeur de la prospective, RATP
Du transport à la mobilité : un changement de paradigme
Livre : "Homo mobilis", le nouvel âge de la mobilité

Présentation d'Eric Chareyron, Directeur marketing, Keolis France
Les évolutions des rythmes de vie : nécessité de changer "nos logiciels mentaux" pour s'adapter, zoom sur le périurbain

Présentation de Dominique Royoux, Directeur de l'agence des temps de l'agglomération de Poitiers, Président de Tempos Territorial
La désynchronisation des temps de la ville
De nouveaux rapports au temps

Présentation de Christian Broucaret, Président de la FNAUT Aquitaine
Les attentes des usagers des transports

Fiche d'information sur Autocool (autopartage)

Fiche d'information sur le réseau mille-pattes (pédibus - vélibus

Rencontre "tram-train"

La rencontre « tram-train » du 15 juin 2010 a permis de comparer des différents systèmes de transport ferrés en milieu urbain. Trams et Ter peuvent avoir des capacités de transports sensiblement équivalentes (jusqu’à 5000 passagers/heure) mais évoluent dans un contexte différent : stations/gares, marche à vue/cantonnement, cadencement, vitesse... 

Le tram-train apparait comme une solution intéressante particulièrement aux approches des gares et en péri-urbain mais pour être mis en œuvre, il faut des conditions acceptables et lever encore de nombreux obstacles réglementaires, de formation, d’autorités organisatrices et techniques.

Les différents réseaux de trams-trains européens ont été présentés. Il a été mis en évidence l’importance des décisions à prendre dès la création d’un réseau de tram pour pouvoir le compléter ultérieurement avec des trams-trains. Ce constat a été mis en avant par les exemples de Karlsruhe et de Mulhouse. Daniel Leggeri (Vice-président en charge des transports – Mulhouse Alsace Agglomération) concluait sur les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre du tram-train à Mulhouse.

Programme de la rencontre

Actes de la rencontre

Présentation de Régis Chanteau, Chef du service Transport, Conseil régional d'Aquitaine et d'Etienne Lhomet, Directeur de la mission tramway, Communauté urbain de Bordeaux
Ter - Tramway : expériences bordelaises, comparaisons croisées

Présentation de Marc Perez, Chef adjoint du département études générales, responsable des études France, Bureau d'étude TTK de Karlsruhe (Allemagne)
Le tram-train de Karlsruhe

Présentation de Daniel Leggeri, Vice-président en charge des transports de Mulhouse Alsace Agglomération et d'Alexis Steyaert, Chef de projet tram-train, Soléa, Mulhouse
Le tram-train de Mulhouse - vallée de la Thur